Complètement fracassée dès le réveil, la journée s'annonce mal et épuisante. Le pire est à craindre pour demain quand je vois dans quel état je suis aujourd'hui.
Je ne peux même pas savoir si j'ai le moral ou pas parce que je ne suis même pas capable de juger. Le moindre effort devient très difficile. Je me demande si j'ai déjà été en aussi mauvais état depuis le début de cette maladie. C'est surement à cause du stress, des déceptions et des efforts fournis ces derniers mois.
Mais je n'ai pas le choix, je ne tiens pas debout aujourd'hui, mais il faut absolument que je tienne debout jusqu'à demain soir pour l'expo et dès mardi je vais pouvoir tout lâcher. Il faut que je tienne par n'importe quel moyen et après c'est fini, je pourrai me laisser aller. Mais jusqu'à demain soir, tout ce qui m'importe c'est de tenir debout et de ne rien laisser paraitre.
Hier le moral était bon finalement et j'étais confiante malgré la fatigue omniprésente et heureusement que le moral était bon parce qu'un ami allait au plus mal et je ne supporte pas de voir souffrir quelqu'un à cause d'un problème psychologique et je n'aurais pas été capable de l'aider si moi même à ce moment là j'avais été dans le même état que lui.
Mais même quand je suis épuisée, je suis toujours là pour quelqu'un qui m'appelle en pleine nuit parce que je sais trop ce que veut dire être au fond du gouffre au point d'avoir peur de rester seul chez soi parce qu'on sait qu'à ce moment là, même si on en a pas envie, on peut commettre un acte fatal.
Aujourd'hui je devais bosser de bonne heure et je savais que la journée allait être rude pour moi. Mais elle fut bien pire que ce que j'attendais car je n'ai pas pu avaler mes 15 cafés très très serrés que j'avale quotidiennement depuis quelques semaines.
J'ai du me contenter de 4 cafés pour toute ma journée et dans la soirée, je me suis écroulée d'un seul coup. Morphée avait une fois de plus gagné et j'avais perdu.
Puis finalement je me suis dit que c'était p'tet encore un coup de la pleine lune Comme Kitano m'avait parlé d'elle hier, je me suis dit que ça avait p'tet un rapport avec le mal être de mon ami hier et ma fracassante chute dans le sommeil aujourd'hui.
Comme je ne crois plus en Dieu depuis que je ne crois plus au père Noël, je me rattrape sur la pleine lune. Mais c'est vrai que parfois je me dis que la vie doit être plus simple pour ceux qui croient en Dieu, p'tet pas plus simple, mais ça permet surement de mieux accepter les choses. Je ne peux pas savoir puisque je ne crois pas en Dieu et même si je vais mettre un cierge à Lourdes en demandant de guérir et que par miracle je guéris, je me dirai que c'est parce que je croyais que j'allais guérir grâce au cierge que j'ai guéris et que c'est juste mon mental le responsable de ma guérison.
Comment faire?
Ben p'tet simplement aller dormir parce que si je me réveille pour me prendre la tête avec ce genre de question, autant dormir parce que de toute façon je n'obtiendrai pas la réponse.
Pourquoi me faut il toujours des certitudes là ou il ne peut y en avoir?
Pour la première fois depuis un petit moment je ne vais pas parler de ma petite santé.
Dimanche c'est la grand jour pour moi car avec 4 autres villes de la régions et en présence des maires et des députés, j'expose le travail de mes élèves.
Et ça c'est pire que de s'exposer soi- même parce que c'est ma réputation qui est en jeu et mon travail pour l'année prochaine. Plus le travail de mes élèves parait intéressant et plus je risque d'avoir d'élèves l'année prochaine. Et j'aimerai assez que certains se voient décerner un prix dans leur catégorie, sinon bonjour la honte si personne n'a rien chez moi...
J'ai passé l'après-midi à l'accrochage et je recommence demain de 10h à 16h puis j'enchaine sur mon dernier cours de l'année avec eux, alors ça serait bien si j'obtenais quelques récompenses pour finir... Priez pour nous !!!
Et dimanche, c'est le jour J. Bon je dois dire que j'ai vu le travail des autres ateliers et que franchement je n'ai pas honte du travail de mes élèves et même, je suis assez étonnée et je me dis que je suis exigeante avec moi, mais pas qu'avec moi et que sous mes airs de gentille, j'ai du être un peu casse-pieds par moment pour obtenir ce résultat aujourd'hui.
Si j'analyse ce que je fais passer à mes élèves par mon enseignement, c'est certainement pas un esprit de caliméro mais un peu le contraire et je leur interdis de baisser les bras, contrairement à moi car c'est ce que je fais depuis quelques temps. Leurs dessins sont très très colorés et plein de vie. Ils ont essayé presque toutes les techniques et je leur fais faire plein d'expériences de toutes sortes et surtout on en met partout !!!
Mais le point noir de la journée, c'est quand même que j'ai pu m'apercevoir que j'étais vraiment pas au top de ma forme et qu'il est temps que ça s'arrête.
Il y a quelques jours, j'écrivais ici que j'étais au fond du goufre moralement.
Ben je viens de m'apercevoir qu'en fait il y avait un double fond dans le fond de mon goufre.
Et puis aujourd'hui, suite aux résultats du tensiomètre, je suis allée chez le médecin pour qu'il me prenne ma tension et mon poul.
Résultat après plusieures prises: faut que je me calme et que je commence par ne plus avaler de café parce que ma tension est trop élévée et mon coeur bat beaucoup trop vite même après être restée une 1/2 heure complètement allongée.
Faut toujours que je sois excessive ! Un moral au plus bas, une tension trop élevée et un coeur qui bat trop vite.
Avec moi y a jamais de juste milieu.
Déprime totale toujours. Je suis active tout en étant inéfficace. Je ne fais que subir les journées, j'observe mais je n'ai envie de rien , de rien faire ou je veux bien tout faire ce qu'on me propose parce que tout m'est égal. J'ai perdu le goût de vivre.
Je me traine du matin au soir à l'aide des amphétamines et des nombreuses tasses de café.
Le soir je suis épuisée mais je souffre d'insomnies depuis quelques nuits. Je redoute le moment de me coucher parce que je sais que les idées noires attendent ce moment pour hanter mon esprit. J'ai peur de m'endormir, peur de faire de jolis rêves et de m'apercevoir que la réalité est à l'opposé de mes nuits.
Dans la journée j'épuise mon corps. Jour après jour je me courbe un peu plus. Je perd de plus en plus de cheveux, j'ai des douleurs partout qui parfois m'empêchent de tenir debout. J'ai les pieds dans le même état que si j'avais marché une journée en montagne, les muscles des jambes épuisés. Des vertiges quand je marche dans la rue. Mon coeur bat très vite au point que lorsque je prends ma tension sur un tensiomètre qui donne en même temps le rytme cardiaque, l'appareil se met à sonner et la seule chose qu'il me dit c'est de contacter un médecin. J'ai des démangeaisons d'un peu partout. Une difficulté à respirer, des douleurs dans la colonne vertébrale. Des difficultés à accorder mes gestes.
Voilà. Petit résumé de la situation. J'espère que vous allez bien ou que vous n'allez pas plus mal suite à ma lecture.
Mais bon, dans la journée le moral est bon, c'est juste le matin au réveil que ça ne va pas et la nuit quand je ne dors pas.
J'avais oublié ces derniers temps le but premier de ce blog, informer sur ma maladie au cas ou des chercheurs passeraient par là et il se trouve que parfois certains passent et je suis donc d'une certaine façon obligée de continuer et de tout dire de mon état actuel. Je ne cherche pas là à caliméroter, juste à informer.
Je suis donc en plein état dépressif depuis une dizaine de jours. Je me réveille en ayant envie de pleurer, en me disant que si mes parents étaient morts, la vie serait plus simple pour moi puisque je pourrai enfin mettre fin à mes jours mais je ne peux imposer cette souffrance à mes parents, donc je suis obligée de rester malgré moi.
Une fois la journée commencé, je vais assez bien dans ma tête, puis d'un seul coup, sans raison, j'éclate en pleurs, puis je me remets, puis je ressombre, puis je me reprends.
L'influence de tout ça sur ma maladie, je suis épuisée, je ne sais pas ce que je fais de mes journées, le temps passe et je m'agite sans pour autant faire des choses constructives.
Est ce que la déprime a un effet sur mon traitement par amphétamines ? C'est la question du moment parce que depuis une semaine je commence à développer tout un tas d'effets secondaires qui commencent à devenir pénibles et surtout qui apparaissent un peu plus chaque jour. Je n'ose pas regarder la liste des effets secondaires possibles sur la notice des médicaments de peur de développer des effets secondaires de façon inconsciente.
Voilà une partie du bilan, pas le courage ni le temps de développer plus.
vous dites