De bon matin, enfin vers 10H30, je suis partie d'un pas décidé, enfin plus résigné que décidé , en direction de la Salpêtrière afin
d'aller récupérer mon traitement, avec presque une semaine de retard... Mais bon vaut mieux tard que jamais.
Depuis quelques semaines, j'avais dans la tête de faire très plaisir à mon père et de lui acheter sa confiserie préférée mais introuvable là où j'habite. Bon c'est vrai c'est pas forcément un
critère parce que dans ma ville on ne trouve rien. Et encore je suis gentille, quand je dis rien, il faut comprendre que même rien , c'est beaucoup.
J'avais cherché sur internet et trouvé avec quand même du mal la dite confiserie préférée de mon père , les bonbons fondants, finalement c'est p'tet rare cette confiserie, ça doit être encore un
truc de vieux qu'existe plus. Franchement je me demande toujours ce qu'il peut bien trouver à ce truc la parce que c'est vachement crado, impression de manger un sucre tout fondu où on aurait
bavé dessus et aromatisé aux fruits.
Je me suis retrouvé dans une petite boutique de confiserie et de chocolats datant de 1852 ( ça confirme ce que je disais au dessus, c'est bien un truc de vieux les bonbons fondants...).
Comme j'étais pas loin du Printemps et des Galeries Lafayettes je me suis dit que j'allais en profiter pour me promener.
J'ai arpenté les rayons, pris tout un tas d'escalators en montant, puis en descendant , puis remontant ( ben je sors pas souvent moi alors je m'amuse...) puis je suis arrivée dans un petit
salon pour narcoleptiques aux Galeries Lafayettes. C'est bien fait quand même, ils ont prévus des petits fauteuils extrêmement confortables pour que les narcos puissent dormir un peu entre
deux étages et une fontaine à eaux pour qu'ils puissent prendre leur médicaments. D'ailleurs je n'étais pas seule à m'y reposer , deux hommes étaient déjà profondément endormis quand je suis
arrivée.
J'ai erré quelques heures dans les magasins et dans les rues de Paris . Il y n'y a rien d'exceptionnel à tout ça, sauf que pour moi c'est comme si j'avais réussi un exploit, je n'ai plus la
forme de mes 20 ans et un rien m'épuise. J'étais ravie pendant quelques heures de pouvoir me dire que je faisais la même chose que toutes les filles de mon âge , me promener dans des grands
magasins sans être complètement crevée à chercher une pile de livres assez haute pour que je puisse m'asseoir quelques minutes derrière afin de me reposer un peu.
J'ai pu vraiment en profiter une bonne heure puis sentant la fatigue venir, j'ai écourté ma promenade pour pouvoir en garder un souvenir agréable et que le chemin du retour ne se transforme pas en
corvée parce que l'envie de dormir deviendrait trop présente.
C'est étrange comme certaines choses paraissent dérisoires lorsqu'on est jeune et en bonne santé , ces mêmes choses deviennent un exploit lorsqu'on est plus ce qu'on a été.
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c'est un blog traitant d'un trouble du sommeil peu connu:la narcolepsie.Il y est aussi question de peinture, de dessin, de problèmes de reconnaissance du handicap.
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