Jeudi 18 octobre 2007
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17:43
Un de mes plus fidèles commentateurs Téache A expliquait il y a quelques jours à un autre blogueur qu'il fallait caliméroter ou
un truc dans ce genre la. Excuse moi Teache A mais j'ai une très mauvaise mémoire.
Ben voilà, justement ce soir je ressens le besoin de le faire alors au lieu de me jeter sur l'alcool ou de faire une autre bêtise tout aussi intelligente, je vais caliméroter parce que ça ma fait du bien et que ça ne dérange personne. Je préviens avant comme ça si vous ne voulez pas être contaminé à votre tour par mon mal être vous avez le temps de cliquer dans mes liens et de trouver un blog où l'auteur nage dans le bonheur.
Vous êtes toujours là? Ben tant pis pour vous, mais j'ai prévenu...
Je viens de passer une très sale journée parce que la maladie est très présente aujourd'hui et je ne suis pas d'humeur à la supporter. Il y a des jours où je suis heureuse et très occupée, j'en oublie que je suis malade. Je l'oublie tellement que je saute des prises de médicaments sans m'en rendre compte, jusqu'au moment où je sombre dans le sommeil et où je m'aperçois que c'est trop tard parce que j'ai oublié les précieux comprimés dans un moment d'inattention et que je dois payer cet oubli. Je le sais pourtant depuis le temps que je dois gérer consciencieusement ma journée en la fractionnant avec les prises régulières. Je le sais que je dois être toujours en alerte dès le premier petit baillement. Mais non, c'est plus fort que moi. Quand je suis en bonne compagnie ou quand je suis en pleine occupation, je dois faire une pause pour avaler ce qui me permet d être en éveil artificiel et pourtant je n'y pense pas.
Aujourd'hui, parce qu'hier j'avais du quitter mon chat , ce qui arrive à tous les propriétaires de chat un jour ou l'autre, je paye cette perte non seulement au niveau moral mais aussi au niveau physique. Je suis depuis ce matin une larve de canapé parfois incapable d'effectuer le moindre geste et je souffre de douleurs musculaires qui augmentent avec les heures.
Le stress et les émotions bonnes ou mauvaises sont les ennemis des narcos. Un tout petit truc qui nous touche et nous voilà à terre, incapable de se relever. En général il n'y a pas que le corps qui est à terre, le moral prend très vite le même chemin.
Je voudrai redevenir comme avant, je voudrai être normale. Je suis là depuis un bon moment à constater que j'ai vraiment un problème et que tout m'épuise, que je serai toujours un poids pour moi-même, que je peux être aussi un poids pour quelqu'un et que ça me fait peur. Je n'ai jamais de répit. Même ce week end où j'étais bien, j'ai oublié de prendre mes comprimés et au bout d'un moment je me suis endormie sans même m'en apercevoir. Il y a toujours une partie de mon cerveau qui doit être en alerte pour me dire de prendre mes médicaments, pour me dire de faire attention parce que j'ai de fourmis dans les jambes et que ça annonce une paralysie du sommeil.
Si je travaille pendant deux heures, je suis épuisée comme si j'avais bossé 12 heures. Si je veux peindre, je dois faire des pauses régulièrement alors qu'avant je pouvais peindre 10 heures par jour.
Jai du mal à prévoir des choses à l'avance parce que le jour J, je ne sais pas quel sera mon état. Est ce que je pourrai me lever?
Hier matin j'étais convoquée à l'ANPE pour la nouvelle prime pour l'emploi des handicapés. J'ai du définir avec le conseillé toutes les difficultés causées par la maladie et toutes les restrictions pour un travail. A la fin j'ai fini par lui demander de ne pas dire que j'étais handicapée si jamais il trouvait un emploi dans ce que je recherche.
J'en ai marre de devoir mentir à l'administration. Je redoute qu'un employeur me demande une copie de mon attestation de la sécurité sociale parce que dessus c'est marqué que je suis à 100%. La dernière fois il a fallu faire une retouche sur la photocopie pour effacer le 100% qui peut s'avérer gênant pour une embauche. On est pas obligé de dire ce qu'on a mais l'employeur cherche souvent à savoir.
Je travaille mais je n'ai rien dit, par chance comme je ne travaille que 3 heures par semaine,j'ai évité les visites de la médecine du travail.
Pour certaines de mes occupations en tant que bénévole, je dois fournir un certificat médical stipulant que je suis en bonne santé.
J'ai mon permis mais je suis interdite de conduite automobile parce que je suis malade. Certains narcos conduisent malgré l'interdiction mais ils prennent un risque.
J'en ai marre d'avoir parfois l'impression que je suis une hors la loi alors que je ne veux que faire ce que tout le monde fait.
Heureusement que j'ai encore le droit de caliméroter.
Ben voilà, justement ce soir je ressens le besoin de le faire alors au lieu de me jeter sur l'alcool ou de faire une autre bêtise tout aussi intelligente, je vais caliméroter parce que ça ma fait du bien et que ça ne dérange personne. Je préviens avant comme ça si vous ne voulez pas être contaminé à votre tour par mon mal être vous avez le temps de cliquer dans mes liens et de trouver un blog où l'auteur nage dans le bonheur.
Vous êtes toujours là? Ben tant pis pour vous, mais j'ai prévenu...
Je viens de passer une très sale journée parce que la maladie est très présente aujourd'hui et je ne suis pas d'humeur à la supporter. Il y a des jours où je suis heureuse et très occupée, j'en oublie que je suis malade. Je l'oublie tellement que je saute des prises de médicaments sans m'en rendre compte, jusqu'au moment où je sombre dans le sommeil et où je m'aperçois que c'est trop tard parce que j'ai oublié les précieux comprimés dans un moment d'inattention et que je dois payer cet oubli. Je le sais pourtant depuis le temps que je dois gérer consciencieusement ma journée en la fractionnant avec les prises régulières. Je le sais que je dois être toujours en alerte dès le premier petit baillement. Mais non, c'est plus fort que moi. Quand je suis en bonne compagnie ou quand je suis en pleine occupation, je dois faire une pause pour avaler ce qui me permet d être en éveil artificiel et pourtant je n'y pense pas.
Aujourd'hui, parce qu'hier j'avais du quitter mon chat , ce qui arrive à tous les propriétaires de chat un jour ou l'autre, je paye cette perte non seulement au niveau moral mais aussi au niveau physique. Je suis depuis ce matin une larve de canapé parfois incapable d'effectuer le moindre geste et je souffre de douleurs musculaires qui augmentent avec les heures.
Le stress et les émotions bonnes ou mauvaises sont les ennemis des narcos. Un tout petit truc qui nous touche et nous voilà à terre, incapable de se relever. En général il n'y a pas que le corps qui est à terre, le moral prend très vite le même chemin.
Je voudrai redevenir comme avant, je voudrai être normale. Je suis là depuis un bon moment à constater que j'ai vraiment un problème et que tout m'épuise, que je serai toujours un poids pour moi-même, que je peux être aussi un poids pour quelqu'un et que ça me fait peur. Je n'ai jamais de répit. Même ce week end où j'étais bien, j'ai oublié de prendre mes comprimés et au bout d'un moment je me suis endormie sans même m'en apercevoir. Il y a toujours une partie de mon cerveau qui doit être en alerte pour me dire de prendre mes médicaments, pour me dire de faire attention parce que j'ai de fourmis dans les jambes et que ça annonce une paralysie du sommeil.
Si je travaille pendant deux heures, je suis épuisée comme si j'avais bossé 12 heures. Si je veux peindre, je dois faire des pauses régulièrement alors qu'avant je pouvais peindre 10 heures par jour.
Jai du mal à prévoir des choses à l'avance parce que le jour J, je ne sais pas quel sera mon état. Est ce que je pourrai me lever?
Hier matin j'étais convoquée à l'ANPE pour la nouvelle prime pour l'emploi des handicapés. J'ai du définir avec le conseillé toutes les difficultés causées par la maladie et toutes les restrictions pour un travail. A la fin j'ai fini par lui demander de ne pas dire que j'étais handicapée si jamais il trouvait un emploi dans ce que je recherche.
J'en ai marre de devoir mentir à l'administration. Je redoute qu'un employeur me demande une copie de mon attestation de la sécurité sociale parce que dessus c'est marqué que je suis à 100%. La dernière fois il a fallu faire une retouche sur la photocopie pour effacer le 100% qui peut s'avérer gênant pour une embauche. On est pas obligé de dire ce qu'on a mais l'employeur cherche souvent à savoir.
Je travaille mais je n'ai rien dit, par chance comme je ne travaille que 3 heures par semaine,j'ai évité les visites de la médecine du travail.
Pour certaines de mes occupations en tant que bénévole, je dois fournir un certificat médical stipulant que je suis en bonne santé.
J'ai mon permis mais je suis interdite de conduite automobile parce que je suis malade. Certains narcos conduisent malgré l'interdiction mais ils prennent un risque.
J'en ai marre d'avoir parfois l'impression que je suis une hors la loi alors que je ne veux que faire ce que tout le monde fait.
Heureusement que j'ai encore le droit de caliméroter.
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Publié dans : calimérotage
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