Mauvaise mine après 3 jours de salon

Bon voilà des photos ou j'ai le sourire comme ça vous pouvez constater qu'il vaut mieux que je m'abstienne de sourire et que je m'abstienne également de travailler trop sinon je suis encore plus blanche, plus cernée et plus ridée.
Mais bon c'est pas grave je m'aime et je me trouve jolie quand même et les gens gagnent à me connaitre.
Ben quoi ça peut paraitre prétentieux mais il faut quand même savoir qu'il y a quelques années je ne supportais pas de vivre avec moi et j'avais beau fuir et croire que je serais bien plus heureuse ailleurs, parce qu'on croit toujours qu'ailleurs c'est mieux. En fait après une longue thérapie acharnée j'ai appris à m'aimer et en fait maintenant je suis heureuse n'importe ou. Ce n'était pas l'endroit ou je me trouvais qui ne me convenais pas, ni le monde dans lequel je vivais, c'était tout simplement moi qui ne m'aimais pas.
Sauf que maintenant que je m'aime, ce sont les autres qui ne m'aiment plus, ceux qui ne s'aiment pas eux, parce que ceux là en général préfèrent les gens qui vont mal et qui ne s'aiment pas, comme eux.
Bon mais là c'est un trop vaste débat.
Alors je suis habillée en rouge et noir parce que les couleurs rouge et noir sont les couleurs du studio. Mais bon d'habitude je suis aussi en rouge et noir parce que j'aime bien.
C'est aussi parce qu'il y a quelques années quand j'ai commencé à consulter pour ma fatigue, le neurologue m'avait conseillé de ne plus passer les journées en pyjama; de me maquiller, et surtout de porter des couleurs très vives et d'éviter le bleu, le mauve et les couleurs froides qui étaient pourtant mes couleurs préférées à l'époque parce que justement elle étaient plus spirituelles et plus reposantes. J'ai donc petit à petit pris l'habitude de prendre soin de moi physiquement et dans mes tenues vestimentaires afin de ne pas rester toute la journée dans une ambiance pantouflarde qui incite à somnoler.
J'ai donc troquer mes fringues baba-cool contre des fringues plus à la mode; mon patchouli que j'avais depuis 15 ans, c'est inusable le vrai, contre un parfum plus agressif, hypnotic Poison de Dior, le patchouli éloignait les moustiques celui là pas du tout!!! Virées les grosses chaussures de montagne en cuir contre une paire de docs martins montantes coquées; et j'ai commencé à me maquiller. J'ai également renoncé à mes superbes robes bavaroises achetées aux Puces de Montreuil à 5 francs il y a 15 ans ainsi que tous les corsets et trucs de l'ancien temps. Aujourd'hui je peux dire que je suis devenue une fille un peu pétasse même si il parait qu'il reste certains signes de ce que je suis réellement au fond de moi. Signes qui ne trompent pas les vraies amateurs de pétasses. Pourtant je fais des efforts.
Mais impossible pour moi je porter des chaussures de filles. Les docs sinon je tombe. J' ai gardé toujours mon âme de voyageuse et je ne sors jamais sans mon énorme sac à dos noir qui contient tout mon matériel de survie. C'est tout juste si je ne sors pas avec mon hydroclonazone, mon ouvre-boite et surtout ma bouteille d'eau et mon papier toilette qui sont deux choses essentielles en haute-montagne. Plus des livres, mon bloc pour écrire, mes crayons pour dessiner, mon manuel des castors juniors ( c'est fou ce qu'on trouve comme solutions dans ces petits manuels); de la ficelle; des élastiques; enfin dans mon sac on trouve tout mieux qu chez Castorama.