Il y a 5 ans...
Aujourd'hui, ça fait cinq ans que Delphine s'est suicidée en se tirant une balle dans la tête. Tout le monde voulait croire que c'était son copain qui avait tiré parce que ça semblait plus facile à accepter, parce qu'il se contredisait dans ses déclarations, parce qu'il avait nettoyé l'appartement avant d'appeler les secours, parce qu'à l'autopsie ils ont trouvé du Ricard dans son estomac alors qu'elle détestait l'anis et que tout ses proches le savaient, parce qu'elle n'avait pas laissé de mot pour expliquer son geste...
C'était ma meilleure amie et quelques années plus tôt, c'est elle qui m'avait sauvé la vie et je lui en avait voulu. Nous étions très proche et je savais pour l'avair fait avant elle qu'on peut commettre ce genre de geste sans savoir une minute avant qu'on va le faire. Je n'ai jamais douté du fait qu'elle est elle même appuyé sur la gachette, à cause de lui surement, mais c'est elle.
Elle n'a pas appelé au secours, elle a décidé de partir.
Même si elle ne m'a pas fait signe à ce moment là, je m'en veux de ne pas avoir été là pour elle.
C'est ce jour là que j'ai compris aussi que ma fatigue n'était pas naturelle et que j'avais quelque chose qui ne tournait pas rond.
J'ai appris la nouvelle le soir en rentrant du boulot. Je bossais avec Delphine et toute la journée, mes collègues savaient et ne m'ont rien dit. J'avais bien remarqué que l'ambiance était un peu triste, mais elle l'était depuis le 11 septembre.
Une de mes collègues m'a juste dit qu'il fallait que j'appelle sa soeur en rentrant parce qu'elle avait un truc à me dire.
J'ai téléphoné , tiens ça me fait penser que je n'avais pas encore de problème avec le téléphone , ma phobie viendrait elle de ce jour là?
J'ai donc téléphoné et en apprenant la nouvelle je me suis éffondrée en pleurs et je me suis endormie quelques minutes après en pleurant.
Le lendemain, je me suis réveillée après une nuit de 12 heures et je me suis dit qu'il fallait que j'appelle Delphine pour lui dire que j'avais rêvé qu'elle était morte, mais j'ai remis à plus tard, mes pinceaux m'attendaient.
Deuxième signe de la narco, impossible de faire la différence entre le monde réel et le monde onirique.
Ma mère m'appelle pour prendre de mes nouvelles car je l'avais informé la veille de la mort de Delphine.
Elle est étonnée de me trouver si gaie et insousciante.
Je prend conscience de la réalité.
Delphine a été enterré 3 mois plus tard. Tout le monde était choqué et avait des insomnies, même des gens qui n'étaient pas proches d'elle, tellement sa mort avait été violente.
J'ai dormi tout ce temps comme un bébé, chaque nuit était remplie des rêves les plus fous. Je rêvais de Delphine, je savais que je rêvais et je lui disais même dans mon rêve que j'étais contente de pouvoir diriger mes rêves parce que comme ça je pouvais encore passer du temps avec elle.
A ce moment là, je n'ai plus douté un seul instant que j'avais une maladie en rapport avec le sommeil et je me suis mise en quête de trouver. Aucun médecin ne connaissait mes symptômes. J'ai érré de salle d'attente en salle d'attente.J'ai vu un neurologue qui a eu l'honneteté de me dire que j'avais surement une maladie, mais qu'elle devait être rare et donc pas encore connue. Il m'a encouragé à continuer mes recherches.
Deux ans plus tard, j'étais diagnostiquée.
Bon mon histoire n'était pas très drôle aujourd'hui alors demain je vous raconterai l'histoire de Princesse Ann et du crabe charmant...