GREVE DE LA FAIM ENVISAGEE EN SEPTEMBRE...PAS MAINTENANT
Oh la la, je culpabilise un peu avec mon histoire de grêve de la faim. Je culpabilise auprès de mes lecteurs. Ben oui; j'ai bien réfléchis à la question de faire une grêve de la faim mais je ne l'ai pas commencée... j'attend patiemment septembre pour m'y mettre. Il ne faut pas faire n'importe quoi sinon elle ne servira à rien.
- Il faut choisir le moment propice.
- Savoir ou et qui alerter.
- Si possible entrer en contact avec des personnes ayant déjà fait une grêve de ce genre.
- Trouver du soutien auprès d'associations.
- Aller déjà rencontrer une première fois le député Maire de ma ville.
D'ailleurs je crois que je vais déjà faire ça. Je vais prendre un rendez-vous avec lui afin de lui expliquer mes difficultés et peut-être trouvera t il une solution ou le bon numéro de téléphone qui pourrait me sortir de cette impasse.
Mais il faut que je trouve un moyen plus radical pour déméler cette affaire sordide. Depuis 2 ans je me bats pour mes droits alors que tous les autres narcoleptiques que je connais, et j'en connais maintenant un certain nombre, ont obtenu ces droits sans devoir livrer aucune bataille ou si peu.
Alors pourquoi est ce que pour moi ça bloque depuis le début alors que je suis presque une des seules en France à en être au traitement de la Dexedrine? Au mieux les autres sont encore avec le modiodal ou la ritaline. Mais j'ai discuté avec très peu de narcos qui ont essayé le Concerta; le Mazindol et pour la Déxédrine mon neuro m'a dit qu'il ne s'occupait que des cas graves et qu'il n'y avait que moi et un autre jeune homme dans mon cas et qu'il ne comprenanit pas pourquoi aucun stimulant ne fonctionnait sur nous.
Alors pourquoi est ce qu'à chaque fois que j'arrive ou à la sécu ou à la cotorep ils considèrent que je suis juste un peu blanche et pas très grosse mais que sinon je n'ai pas d'autres problèmes de santé, alors qu'ils ont devant eux des certificats de la Salpétrière et de l'Hotel Dieu de Paris. Alors ça signifie pour eux que les médecins qui m'ont fait les tests dans ces hopitaux ne sont pas compétents, sinon ils tiendraient compte des résultats !
Bon à part ça aujourd'hui j'ai quand même fait quelques trucs et pas des moindres, malgré cette fatigue et cette somnolence omni- présente. J'ai classé les dessins de mes élèves pour le concours et les expos de fin d'année, ce qui m'a prit un certain temps pour choisir les dessins. Deux problèmes se sont posés à moi : soit l'élève est très bon et du coup je ne sais quels dessins choisir; ou bien l'élève est trop mauvais et je ne sais pas quels dessins choisir...
Et ensuite j'ai envoyé un mail à la personne qui s'occupre de l'asso ou je donne les cours et ça pour moi ce n'était pas une mince affaire parce qu'il fallait que je lui demande des sous pour les cadres et pour d'autres frais pour les dites expos. Et j'arrive pas à demander des sous aux gens !!! Mais bon le mail est parti j'attend la réponse.
Demain nouveau problème. Je dois me rendre chez mes parents afin de récupérer des chocolats de Pâques et pour prendre les dernières consignes car je dois m'occuper de leur chat quelques jours.
Problème parce que depuis que mon état empire, je m'efforce de cacher du mieux que je le peux les aggravations et ça devient de plus en plus difficile.
Pendant pas mal de temps pour ne pas inquiéter mes parents, ou bien je disais ça va, ça va et j'évitais simplement de les voir en prétextant que j'étais débordée ou d'autres excuses plus ou moins bidons dans le même genre.
Puis à Noël, je me suis retrouvé coincée. J'ai dû passer 2 jours chez eux. Et là ils se sont bien rendu compte, mais le contraire m'aurait paru impossible, que je dormais de plus en plus, et n'importe quand. Le premier jour je pouvais toujours prétexter avoir trop fait la fête la veille. Sauf que le lendemain, que pouvais je dire pour excuser le fait que je dorme encore plus que la veille alors qu'ils avaient bien vus que la veille j'avais déjà hiberné toute la journée alors qu'ils me voyaient prendre des amphétamines toute la journée ?
Me retrouvant coincée j'avais bien été obligée de tout révéler...
Sauf que maintenant c'est encore pire. Comment est ce que je peux leur expliquer que je suis obligée de tout noté et même de noté que j'ai noté qu'il fallait que je note et ou je prenais note et de noter qu'il fallait que je pense à regarder ce que j'avais noté ... Vous n'avez pas réussi à suivre ma pensée ?
Ne vous inquiétez pas c'est normal ! Seul une personne avisée et atteinte du même symptôme peut comprendre ! C'est à dire parmi vous le seul qui comprend dès la premièere lecture ce que j'ai voulu dire c'est Pinku.
Ben oui il fait comme moi, sinon on se perd. D'ailleurs même avec tout ce processus on se perd quand même.
J'ai eu mon père tout à l'heure sur MSN et je crois qu'il se doute un peu. Parce qu'à chaque fois qu'il me disait un truc qu'il ne fallait pas que j'oublis il fallait que je prenne note immédiatement. Une fois ça passe mais 5 fois en l'espace d'un quart d'heure... Donc j'ai alterné la conversation avec lui entre note, baillement, essuyage de nez qui coule et yeux qui pleurent à cause de bailler. Tout un programe. Il a aussi eu droit à mon leit-motiv en plein milieu d'une phrase : de quoi j'te parle déjà ? Mais heureusement avec MSN tout est marqué donc il suffit de faire un bref retour en arrière. Mais bien sur j'ai prétexté que je n'avais ni micro ni haut-parleur parce que si les écrits restent, les paroles s'envolent...
Les pertes de mémoires sont tellement fréquentes que parfois je vais aux toilettes mais j'oublis pourquoi je voulais y aller. Oui parce qu'à coté des toilettes il y a la chambre noire ou on développait les photos avant, c'était il y a bien longtemps à l'époque ou l'argentique... c'est une trop longue histoire. Donc pour aller aux toilettes je dois passer obligatoirement par la chambre noire et du coup comme entre temps j'ai oublié que j'allais aux toilettes il m'arrive trop souvent de prendre un truc dans la chambre noire et de repartir...
C'était très perturbant tout ça surtout au début. Il m'arrivait de ne pas me souvenir si j'avais pris mon repas de midi ou pas. Alors ou bien je mangeais une fois de plus en trouvant que je n'avais pas très faim , ou bien je zappais complétement le repas.
Bon j'arrête là car me voilà épuisée après cet effort intense de rédaction.